Contrôles qualité après cuisson

Après la cuisson, les pièces passent dans une zone de refroidissement (ambiant ou air forcé) avant les contrôles qualité. Les principaux critères d’inspection incluent :
Épaisseur du revêtement
Mesurée avec un appareil magnétique ou à courants de Foucault (non destructif). Cible typique : 60–120 microns (2,4–4,7 mils), selon l’application et la spécification. Contrôlée à plusieurs points car la couverture peut varier selon la géométrie, surtout dans les coins et les creux.
Adhérence
Test de quadrillage : une grille de coupes est réalisée jusqu’au substrat, puis un ruban est appliqué et retiré — le revêtement ne doit ni se soulever ni s’écailler. Test d’arrachement (dolly) : mesure la force réelle nécessaire pour détacher le revêtement ; utilisé pour les spécifications plus exigeantes.
Niveau de brillance
Mesuré avec un brillancemètre (généralement à 60°) et comparé à la spécification (mat, satiné, semi-brillant, haute brillance).
Correspondance des couleurs
Comparée à un standard à l’aide d’un spectrophotomètre ou d’une inspection visuelle sous éclairage normalisé, pour détecter les dérives entre lots de poudre ou les conditions du four.
Vérification de la cuisson
Test de frottement au solvant (MEK) : frotter la surface avec un chiffon imprégné de solvant pendant un nombre fixe de passages — un revêtement sous-cuit se ramollit ou se détache. Test de dureté : dureté au crayon ou équivalent, parfois utilisé comme indicateur secondaire de cuisson.
Défauts de surface (inspection visuelle)
Peau d’orange, piqûres, yeux de poisson, cratères, inclusions de saleté, coulures/voiles ou couverture inégale. Généralement inspectés sous une lumière vive et rasante pour détecter les défauts subtils.
Résistance à la corrosion / brouillard salin (périodique)
Des échantillons sont soumis à un essai accéléré de brouillard salin (ASTM B117) pour valider la tenue anticorrosion à long terme. C’est un contrôle par lot/périodique, pas une inspection en ligne à 100 %.
Résistance aux chocs et flexibilité (périodique)
L’essai de pliage sur mandrin ou d’impact confirme que le revêtement ne fissure pas sous contrainte mécanique.
Traitement des défauts
Les pièces qui échouent aux contrôles d’épaisseur, d’adhérence ou visuels sont généralement marquées pour retouche — décapées et re-revêtues — plutôt que mises au rebut, car le revêtement en poudre peut en général être refait.
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